Témoignage exposant

fishermen_490x276_acf_cropped

Le Sultanat d’Oman, un marché émergeant à aborder avec expertise

Pierre Girard, consultant de Maritime Survey

 

Pierre Girard a travaillé avec le Sultanat d’Oman pour la surveillance des Pêches (VMS, FMC, AIS) et aujourd’hui dans le cadre d’un Appel d’Offre pour des équipements nécessaires au Monitoring des flottes de pêche qui représentent à Oman environ 600 navires hauturiers et plus de 20 000 barques de pêche artisanale. Cet expert dans le domaine satellitaire et le secteur de la pêche aide différents acteurs internationaux sur ce marché dont il connaît la complexité des contraintes administratives, fonctionnelles et même politiques.

 

Dans quel contexte avez-vous travaillé avec le Sultanat d’Oman ?

« Entre 2010 et 2015, j’ai effectué des déplacements à Muscat où j’ai eu des contacts fréquents avec le Ministère des Pêches (Ministry of Fisheries Wealth) et notamment avec le Directeur, Eng. Salman Al Suhbi ainsi que le Ministre des Pêches, HE Dr. Hamed Said Al Oufi.

Ils avaient pour objectif de mettre en place un système VMS sur la flotte de pêche, dhows (boutres) et chalutiers. Avec environ 600 navires, c’est la flotte la plus importante du Golfe.

Seulement quelques dizaines de navires ont pu alors été équipé et monitorés par un FMC fourni par CLS. Depuis qu’il a cessé de travailler avec l’opérateur Iridium en 2016, Oman a conservé des balises ARGOS mais est toujours en recherche de solutions pour le VMS…des options de tracking via AIS sont à l’étude depuis l’apparition il y a 2, 3 ans de l’AIS par satellite.

L’approche de ce marché est complexe, notamment du fait de la multiplicité des interlocuteurs et de la nécessité de tenir compte des opérateurs historiques. »

 

Aujourd’hui, vous travaillez toujours avec ce marché ?

« Indirectement. Un ancien contact Omanais m’a sollicité dans le cadre d’un Appel d’Offre publié en début d’année. Nous avons échangé sur les solutions possibles et les contraintes associées. Je l’ai mis en relation avec quelques groupes internationaux susceptibles d’apporter une réponse. »

 

Quelles solutions proposez-vous ?

« Maritime Survey propose des outils de traçabilité des captures via des solutions utilisant la technologie RFID. Nous proposons l’équipement des caisses de bord avec des puces (tags) RFID, inscriptibles et lisibles par des lecteurs UHF (0 à 8m) et/ou par des smartphones (NFC). A noter que, me semble-t-il, Oman utilise encore des caisses à poisson en bois qui sont remplacées progressivement par des caisses en plastiques. »

 

Quelles sont selon-vous les atouts pour travailler sur ce marché ?

« L’idéal est de trouver un correspondant (omanais) local et de tester le marché. Il faut proposer des produits et solutions à faible coût associés à des sessions de formation régulières et de solides contrats de maintenance.

Comme tout marché émergeant, il faut savoir être patient, tant la négociation commerciale que dans la relation financière et se faire appuyer par des garanties et soutiens de type COFACE ou BPI, maintenant.

 

Quelle opportunité représente selon-vous la venue d’une délégation du Sultanat d’Oman ?

« Les professionnels omanais sont possiblement intéressés par l’acquisition de navires de pêche d’occasion (palangriers, chalutiers, fileyeurs) de 15 à 20m. Le secteur a également des besoins d’assistance en aquaculture ou encore d’aménagements de criées et d’infrastructures de base pour la valorisation et la mise en marché des captures. »